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Tableau 1

Genre nominal1

Mot2 Commentaire de Vaugelas Corpus de 1600-1647 Corpus de 1648-1699 Dictionnaires3


Usage au masculin Usage au féminin Usage au masculin Usage au féminin
Rencontre (p. 19) « En quelque sens qu’on l’employe, il est tousjours feminin, & les bons Autheurs n’en vsent iamais autrement : car quand il signifie hazard, occasion, ou conjoncture, on dira, par vne heureuse rencontre, par vne mauuaise rencontre, vne facheuse rencontre, quoy que plusieurs dient & escriuent aujourd’huy, en ce rencontre. [...] Neantmoins en matiere de querelle, plusieurs le font masculin [...] ; mais le meilleur est de le faire feminin. » 62
1600-1609 : 39 (soit ca 2/3 des exemples au masculin) ; seule période où le masculin prédomine)
1610-1619 : 8 ; 1620-1629 : 4 ; 1630-1639 : 8 ; 1640-1647 : 3.
395
(ca 86 %)
67
47 de ces exemples se trouvent chez un seul auteur (Retz 1679). Il faut aussi noter que 47 des exemples au masculin sont de l’expression « en ce rencontre » (bien que l’on trouve également un grand nombre d’occurrences d’« en cette rencontre »). Pour les décennies 1660-1669, 1680-1689, et 1690-1699, la proportion d’exemples au masculin est toujours inférieure à 5 %.
491
(ca 88 %)
Les dictionnaires des XVIe et XVIIe siècles s’accordent à faire ce mot féminin. Seul Richelet offre un exemple du masculin « en termes de blason », sens dont Vaugelas ne fait pas mention.
Epithète (p. 26-27) « Epithete est feminin [...] quelques-vns pourtant le font masculin ; tous deux sont bons. » 5 4 8 5 En ce qui concerne les dictionnaires contemporains, seuls Furetière et l’Académie donnent un indice du genre de ce mot. Tous les deux le font féminin, mais l’Académie ajoute que quelques-uns le font masculin.
Equivoque (p. 26-27) « Equiuoque est feminin aussi [...] Quelques-vns encore le font masculin. » 2
Esternod 1619 ; Arnauld 1643.
7 8
Le dernier exemple masculin date de 1663 et 6 des 8 exemples sont de Guez de Balzac.
27 Considéré féminin par tous les dictionnaires à partir de Cotgrave.
Anagramme (p. 26-27) « Anagramme est tousiours feminin [...] » 3
1610 : 1 ; 1613 : 2.
2
Les deux en 1637.
0 0 Considéré masculin par Cotgrave, mais féminin par Richelet, Furetière et l’Académie.
Epigramme (p. 32) « Il est tousjours feminin [...] il y en a quelques-vns qui veulent qu’il soit masculin & feminin, selon la diuerse situation de l’adjectif qui l’accompagne [...] c’est à dire, que quand l’adjectif est deuant, epigramme soit feminin, & quand l’adjectif est aprés, qu’il soit masculin. Mais cette distinction qui a lieu en quelques autres mots, est condamnée en celuy-cy. » 17
Il ne semble pas y avoir d’association avec la position de l’adjectif. Parmi les occurrences, il y en a 8 avec un adjectif masculin devant le nom et 2 avec un adjectif masculin après le verbe. Les auteurs les plus représentés sont Pasquier (1613) et Garasse (1623).
5
(ca 23 %).
Les exemples du féminin datent de 1623, 1630 et 1637.
4
Le dernier exemple au masculin date de 1675.
64
(ca 94 %)
Cotgrave considère ce mot masculin, mais Richelet, Furetière et l’Académie s’accordent à le faire féminin.
Epitaphe (p. 32) « Les vns font Epitaphe masculin, les autres feminin ; mais la plus commune opinion est, qu’il est feminin [...] » 15
1610-1619 : 10 (Pasquier : 8) ; 1620-1629 : 4 (Garasse) ; 1644 : 1.
4
1er exemple du féminin : 1623.
2
Naudé 1669 ; P. Corneille 1682.
6 Masculin selon Cotgrave, masculin et féminin, mais plus souvent féminin, selon Richelet et féminin selon Furetière. Pour l’Académie (1687), le mot est attribué au genre masculin, mais quelques-uns le font féminin, tandis qu’en 1694 la situation est renversée.
Horoscope (p. 32) « [...] Horoscope qu’on fait aussi des deux genres, passe neantmoins plus communement pour masculin [...] » Aucun exemple où le genre n’est visible. 1 3 Cotgrave et Furetière le considèrent masculin, Richelet permet les deux genres mais note que le masculin est plus fréquent. En 1687 l’Académie indique que le mot est masculin, mais que quelques-uns le font féminin, tandis qu’en 1694 seul le genre féminin lui est attribué.
Epithalame (p. 32) « Epithalame est des deux genres aussi, mais plustost masculin que feminin. » 6
1620-1629 : 4 ; 1636 : 2.
1
Desmarets de Saint-Sorlin 1637.
0 1 Le mot n’est inclus que par Furetière et l’Académie : ils le font masculin, mais l’Académie ajoute que quelques-uns le font féminin.
Mensonge (p. 34) « Ces mots sont tousjours masculins, quoy que quelques-vns de nos meilleurs Autheurs les ayent fait feminins ; il est vray que ce ne sont pas des plus modernes. » Dans le manuscrit de l’Arsenal, Vaugelas note que Malherbe l’a fait féminin. 136
(ca 98 %)
3
Lucinge 1614 ; Camus 1625 ; Balzac 1627.
223
(100 %)
0 Tous les dictionnaires de Cotgrave à l’Académie le font masculin (aucun indice du genre chez Estienne et Nicot).
Poison (p. 34) « Ces mots sont tousjours masculins, quoy que quelques-vns de nos meilleurs Autheurs les ayent fait feminins ; il est vray que ce ne sont pas des plus modernes. » Dans le manuscrit de l’Arsenal Vaugelas note que Malherbe l’a fait féminin. 323
(ca 93 %)
25
1600-1609 : 9 ; 1610-1619 : 1 ; 1620-1629 : 9 ; 1630-1639 : 6 (dernier exemple de 1636).
Les exemples de l’usage féminin se trouvent chez Malherbe, Urfé, Sorel, etc., mais il est notable que les deux derniers utilisent le mot aussi au féminin.
278
(100 %)
0 Tous les dictionnaires de Cotgrave à l’Académie le font masculin ; aucun indice du genre chez Estienne et Nicot.
Relasche (p. 34) « Ces mots sont tousjours masculins, quoy que quelques-vns de nos meilleurs Autheurs les ayent fait feminins ; il est vray que ce ne sont pas des plus modernes. » 14
(ca 88 %)
N.B. : peu d’occurrences.
2
G. de Scudéry 1631 ; Mareschal 1634.
17
(ca 94 %)
N.B. : peu d’occurrences.
1
Foigny 1676.
Seul Cotgrave lui donne le genre féminin.
Reproche (p. 34) « Ces mots sont tousjours masculins, quoy que quelques-vns de nos meilleurs Autheurs les ayent fait feminins ; il est vray que ce ne sont pas des plus modernes. On dit toutesfois au pluriel, à belles reproches, de sanglantes reproches, & en ce nombre il est certain qu’on le fait plus souuent feminin que masculin ; Mais quand on le fera par tout masculin, on ne sçauroit faillir. » Singulier : 118
(ca 83 %)
Singulier : 24
1600-1609 : 3 ; 1620-1629 : 12 ; 1630-1639 : 8 ; 1646 : 1.
Notons que 13 exemples – c’est-à-dire plus de la moitié – viennent de l’Astrée, mais qu’il y a également des exemples du masculin dans ce même texte. Le dernier exemple cité vient de Coeffeteau, édition de 1646.
Singulier : 219
(ca 99,5 %)
Singulier : 1
Tristan l’Hermite 1667.
Considéré féminin par Cotgrave mais masculin par Richelet, Furetière et l’Académie. Richelet ajoute que ce mot était masculin au singulier et féminin au pluriel au temps où Vaugelas écrivait ses remarques, mais qu’il était désormais masculin au singulier et au pluriel.
Pluriel : 15
(ca 38 %)
Pluriel : 24
1620-1629 : 6 ; 1630-1639 : 9 ; 1640-1647 : 9, tous pris de Coeffeteau, édition de 1646.
Il est notable qu’Urfé, Pierre Corneille et Peiresc utilisent également le mot au masculin pluriel.
Pluriel : 61
(ca 95 %)
Pluriel : 3
Voiture 1648 : 2 ; Rotrou 1649 : 1 ; aucun exemple du mot au féminin pluriel dans la seconde moitié du siècle.

1 Dans chaque cas nous n’incluons que les occurrences où le genre du mot est explicitement indiqué. Les enquêtes ont été faites en octobre 2007.

2 Nous n’examinons que l’usage au singulier sauf indication contraire.

3 Nous avons interrogé les dictionnaires de Robert Estienne (1549), de Nicot (1606), de Cotgrave (1611), de Richelet (1680), de Furetière (1690) et de l’Académie (1687 et 1694) dans la base Classiques Garnier Numérique (2007).

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